Il faudrait que les chefs de familles se préoccupent de l’abandon des bonnes vieilles méthodes d’éducation au sein des familles.A ce sujet,un flashback sur le rituel du repas commun en famille s’impose car,quel que soit les emprunts aux autres et le soucis de modernité du 21ième siècle,quel que soit le statut social acquis,la préservation des bonnes moeurs reste un jalon majeur à la sauvegarde de notre identité.
S’engager à manger ensemble au sein de la famille élargie donc en groupe,les mains dans le même plat sous la symphonie du  »Bon sen kan,bon koun kan »(ne te poses pas sur mon pied,ne prends pas appui sur mon cou),étanche toute idée de discrimination entre les membres de la famille et consolide les liens entre les divers segments du Douba (grande famille),cultive entre les enfants et entre ceux-ci et les ainés le besoin de partage,le sens de la solidarité à tout moment et en toute circonstance.Il forge chez les moins dynamiques,l’effort d’adaptation au sein du groupe,rien que par le seul compagnonnage.En fait,autour d’un plat pas toujours suffisant,les nonchalants,apprennent vite à leur dépend,la part belle restant pour les plus actives,la règle non écrite étant  »chacun pour son estomac » sous le contrôle bienveillant des aînés quant à la discipline globale qui régit le partage du repas.
Apprenons,nonobstant la diversité de nos attentes et nos dotations dans la vie,à partager dans la non violence.DSCN9046